LE RAP

LE RAP
Naissance du rap aux États-Unis

Les origines du rap remontent à la fin des années 60 avec l'apparition des « Last Poets », un groupe de noirs américains qui revendiquent des idées révolutionnaires en scandant leurs rimes sur des beats (passage où la musique cesse pour laisser entendre le tempo).

Au début des années 80, l'expression musicale prend son envol avec de grands rassemblements, les bloc party, où s'affrontent DJ's et MC's (maîtres de cérémonie) mais aussi des danseurs et des grapheurs. Des stars commencent à naître, comme Kool Herc, Grandmaster Flash, Afrika Bambaataa, Run DMC. Le premier groupe de rap, les Herculoids, a été créé par Kool Herc, qui, occupé avec les techniques de mix, ne pouvait plus continuer à rapper dans le micro. Il fait donc appel à certains de ses amis comme Coke La Rock. Mais la naissance « officielle » du rap date de septembre 1979, avec la vente de 2 millions d'exemplaires du Rapper's Delight de Sugarhill Gang. En 1987, le groupe Public Enemy sort son premier album et redonne un second souffle au rap en délaissant le côté festif pour dénoncer les inégalités sociales et raciales.

Au début des années 90 le rap devient plus revendicatif et les textes prennent une importance capitale. Le style musical évolue aussi et l'on assiste à la naissance des monstres sacrés comme le Wu-Tang Clan, Dr Dre, Snoop Dogg, NWA. En 1995-96, le rap américain change définitivement avec des artistes comme 2Pac, Notorious BIG, Coolio, KRS One, LL Cool J puis les Fugees, Nas, Jay-Z et la création de labels très puissants comme Death Row ou Def Jam. À la même époque, le gangsta rap fait son apparition et la guerre entre West Coast et East Coast éclate.

Le rap en France

Dans les années 80, la musique hip hop se fait une place sur les ondes des radios libres. DJ Dee Nasty anime une émission sur radio Carbone 14 et Sidney anime « Rapper Dapper Snapper » sur Radio 7.

Le rap devient vite un moyen de protestation socio-économique, il est l'avant-garde expressive des classes marginales des banlieues des grandes villes. Il se transforme en véritable phénomène de culture urbaine à travers lequel se manifestent les jeunes d'une classe sociale plutôt défavorisée.

En 1984, Dee Nasty sort le premier disque de rap français : "Panam City Rappin" un 6 titres mêlant sonorités rap et funk. La scène rap se limite alors à quelques individus tels que : Richy, Johny Go, Destroy Man et Lionel D, les premiers à rapper en français.

Après que le terrain vague de la Chapelle, lieu de référence pour les débuts de la culture hip hop en France, a été repris en main par ses propriétaires officiels, les hip hopers se retrouvent au Globo, un autre club parisien mythique avec Dee Nasty aux platines.

À la fin des années 80, la scène rap française voit émerger des groupes comme : Assassin, Timides et sans complexes, Nec + Ultra, NTM, IZB MC's (Incredible Zulu Boys), Lionel D, Iron, Shooz, Saxo, Fat (Human Beat Box), New Generation MC's, EJM, Sulee B, Destinée, Saliha...

En 1988 Dee Nasty et Lionel D animent l'émission Deenastyle sur Radio Nova et le hip hop commence à être diffuser plus largement à travers les ondes et les cassettes enregistrées de l'émission. Tous les rappeurs et les groupes, plus ou moins connus aujourd'hui, sont passés par cette émission : MC Solaar, EJM, NTM, Assassin, Les Sages poètes de la rue, Little Mc, Fabe, Criminal Posse...

À partir de 1994, des structures se mettent en place, des labels indépendants se créent et des groupes commencent à s'auto-produire. Quelques petites radios indépendantes diffusent du rap et promeuvent la scène underground en offrant des tranches horaires pour les émissions hip hop.

A cette époque, le rap français est positif, léger et funky. Il envahit la musique française avec MC Solaar, IAM, Alliance Ethnik, Ménélik, Réciprok, Doc Gyneco. Mais le rap hardcore n'est pas mort, loin de là. Dans l'underground, NTM, Assassin ou le Ministère AMER témoignent de la dure réalité avec des textes très crus et revendicatifs. C'est ce coté du rap français qui est apprécié des puristes. Des scandales surgissent : le groupe NTM se voit sanctionné pour propos haineux envers les forces de l'ordre (prison, amende, 6 mois d'interdiction d'exercer en France).

Durant ces années, la culture hip hop s'est répandue au quatre coins de la France, attirant de plus en plus de jeunes. Intéressant de plus en plus les maisons de disque, le rap français continuera alors son ascension en popularité au détriment de son intégrité, jusqu'à sa « récupération » par les médias. Le rap français se divise alors en deux : le rap commercial qui passe partout et génère beaucoup d'argent et le rap underground qui ne rapporte presque rien mais où les MC's aiguisent leur style. On assiste à cette époque, malgré les ventes et la popularité, à une sorte de crise du rap entretenue par des maisons de disque qui exploitent certains rappeurs pris dans l'engrenage du succès et de l'argent.

En 1997-98, on assiste à une véritable explosion du rap. La radio Skyrock devient une radio rap qui va participer énormément à la promotion des nouveaux groupes.

Le rap est maintenant ancré dans le paysage musical français et, en termes d'écoute, représente le style de musique le plus écouté par les jeunes Français. Les concerts se multiplient et la vente de disques explose. Depuis 2000, de nombreux groupes de rap ont été primés aux « Victoire de la musique ».
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 16:21

LE DJ'ING

LE DJ'ING
Naissance du DJ'ing aux États-Unis

Le DJ'ing existait bien avant la naissance de la culture hip hop. Des DJ's animaient déjà des clubs et des émissions de radio. Ils passaient du funk ou du disco, mais le hip hop a révolutionné cette pratique.

Après avoir graffité son nom sur les murs de la ville, Kool Herc se tourne vers le Dj'ing et a l'idée de transposer le concept des sound systems jamaïcains de son enfance à la réalité du Bronx. Il organise alors les premières block party. Équipé d'abord d'une seule platine, il parlait dans le micro à la manière des DJ's jamaïcains pendant qu'il changeait de disque. C'est lorsqu'il commença à mixer avec deux platines qu'il créa les bases techniques de mixes pratiqués encore aujourd'hui.

En voyant Kool Herc aux platines, Afrika Bambaataa décide de devenir également DJ. Influencé par les leaders des mouvements des droits civiques, comme Malcolm X, Martin Luther King ou encore Bobby Seale et Huey Percy Newton, il transforme son ancien gang en un groupe actif de la culture Hip Hop et devient DJ à l'instar de Kool Herc. Bambaataa fut le premier à mixer différents types de musiques : funk, soul des années 60 et 70, rock, la musique industrielle de Kraftwerk etc.

Un autre jeune homme d'origine jamaïcaine et résident du Bronx allait permettre au hip hop d'étendre son champ d'action. En voyant Kool Herc aux platines, Grandmaster Flash commence à s'intéresser à la manipulation des platines et met à profit ses connaissances en électronique qu'il étudie au lycée pour les associer à l'art du DJ'ing. Il perfectionne les techniques de Kool Herc et, s'inspirant de DJ Grand Wizard Theodore, l'inventeur du scratch, Grandmaster Flash crée ses propres techniques de scratch et de cut...

La Zulu Nation va par la suite regrouper dans ses rangs beaucoup d'autres Djs, comme Grandmixer DST, Jazzy Jay, Kool Dj Red Alert, Afrika Islam... Jamais auparavant le Bronx n'avait connu un tel phénomène, des milliers de jeunes venaient dans les parcs écouter ce son nouveau mixé par des DJ. Le Bronx est en effervescence et cette nouvelle culture de la rue s'étendra rapidement aux autres quartiers de New York.

Le DJ'ing en France

En France, le rap et le DJ'ing ont suivi la même trajectoire. C'est avec l'apparition des radios libres dans les années 80 que le rap commence à être diffusé et a donc entraîné l'apparition des DJ's. Les premiers DJ's sont DJ Dee Nasty, DJ Lionel D et DJ Albert.

Techniques du DJ'ing

Dans la musique hip hop, le DJ (disc-jockey) accompagne en général le MC (Master of Ceremony, le rappeur) en scratchant, c'est-à-dire en modifiant la vitesse et le sens de lecture des platines vinyles, en « frottant » le sillon de musique sous le diamant de lecture afin de déformer et de rythmer les sons existants. Cette déformation de sons se couple à l'utilisation sur la table de mixage d'un Fader ou Crossfader. Cet élément permet le passage du son d'une platine à l'autre et de couper le son d'une des deux platines. Il existe diverses techniques de scratch, comme le Cutting, le Transforming, ou encore, le Flare, toutes étant additionnables et alternables à volonté.

L'équipement de base du disc-jockey :

• Platines vinyles ou platines CD • Table de mixage • Casque de préécoute • Microphone (optionnel) • Amplificateur • Enceintes

Quelques techniques de DJ'ing :

• Scratch : utilisation d'un Fader ou Crossfader pour découper le son enregistré sur le vinyle, de manière à le transformer et à le rendre plus rythmé et incisif. • Fondu-enchaîné : la fin d'un morceau de musique est mélangée avec le début du morceau suivant de manière à assurer une transition progressive. • Le mixage : les disques sont synchronisés manuellement à l'aide du réglage de la vitesse des platines et sont mélangés avec diverses variations portant notamment sur les égalisations (niveau des fréquences graves, médium et aiguës), ainsi que sur l'utilisation des Faders et Crossfaders. • Le cut : le deuxième titre est joué juste après le premier, en fait, le premier battement du deuxième titre (premier beat) est joué en même temps que le dernier beat du premier.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 16:22

LE HUMAN BEATBOXING

LE HUMAN BEATBOXING
Le human beatboxing est l'art de créer et de reproduire des rythmes et des sons les plus variés avec sa bouche. Cet art vocal aux multiples influences est issu du mouvement hip hop, mais c'est certainement aussi la plus vieille pratique musicale du monde. Inventé par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour revenir vers la fin des années 1990. L'un des beatboxers les plus célèbres est sans doute Rahzel, dont la chanson la plus célèbre est "If you mother only knew" où il alliait "the beat and the chorus at the same time" (le beat et la voix en même temps). Comme les autres disciplines du hip-hop, le beatbox connaît une résonance planétaire et est considéré comme une discipline musicale hip hop à part entière. De Killa Kela au Royaume-Uni en passant par les de Saian Supa Crew et Ezra en France, aux Autrichiens de Bauchklang, le beatbox a su s'imposer dans le milieu musical. Sans barrières ni étiquettes de styles musicaux, accessible sans autres contraintes que la motivation, la pratique du Beatboxing est actuellement en pleine expansion.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 16:25

GRAFFITI

GRAFFITI
Le graffiti est l'un des modes d'expression artistique de la culture hip hop. Vus comme une agression visuelle par certains ou comme un art à part entière par d'autres, les tags et les graffs font aujourd'hui partie intégrante des paysages urbains.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 16:25

LA NAISSANCE DU GRAFFITI AUX ÉTATS-UNIS

LA NAISSANCE DU GRAFFITI AUX ÉTATS-UNIS
Apparu pour la première fois sur les trains et les métros new-yorkais dans les années 60, cet art « brut » permettait à son auteur de faire voyager son nom à travers la ville. Simple signature au début (les tags), il a vite évolué vers des véritables fresques murales (les graffiti) réalisées sur des centaines de mètres carrés, dans lesquelles lettrages et personnages en couleurs très vives se croisent sur un fond composé. Ce développement permet de traiter un thème, de faire passer un message. Pour certains c'est un véritable support de communication. C'est n'est pas un hasard si on le retrouve dans la publicité, la mode, le cinéma ou même dans certaines campagnes électorales.

Du métro new-yorkais, le graffiti a fait un long chemin et il se retrouve aujourd'hui dans les galeries d'art à travers de passionnantes expositions. Des artistes graffiti comme Keith Harring, Kenny Sharf, Jean Michel Basquiat, Futura 2000 ont déjà gagné leur place dans l'histoire universelle de l'art. Son aspect esthétique n'est plus remis en cause aujourd'hui.
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# Posté le jeudi 08 janvier 2009 16:26